Défendre sans concession
De la garde à vue jusqu’à la cour d'assises, le cabinet conseille, accompagne et défend les auteurs comme les victimes — à tous les stades de la procédure, sur tout le territoire.
  • 1987

    Au barreau de Lille

  • Assises

    Plaidoiries régulières

  • National

    Toutes juridictions

Down

Soupçonnée de harceler père et enfants à Sainte-Catherine, la mère de famille relaxée

« Un délit d’amour » ? Une mère de 48 ans a fait face au tribunal correctionnel d’Arras, mardi, soupçonnée de harcèlement moral sur son ex-conjoint et ses trois enfants. On lui reprochait de vouloir désespérément entrer en contact avec sa progéniture.

ARTICLE PARU DANS LA VOIX DU NORD, le 08/11/2019, par Thomas BOURGOIS

 

La frêle quadragénaire s’emporte souvent. Elle pointe du doigt son ex-mari, nie parfois l’évidence… « C’est une mère écorchée vive », la décrit son avocate Me Blandine Lejeune, une ténor du barreau de Lille. « Elle est tout en souffrance », surtout depuis que son ex-époux a demandé le divorce en 2013, dix jours après l’accouchement du petit dernier. Le début de la déchéance.

 

« En six ans, j’ai tout perdu, ma maison, mes économies, ma belle-famille… », lâche-t-elle. Jusqu’à la garde de ses trois enfants. La sage-femme libérale ne les pas amenés à l’école, un matin de 2017. « Le soir même, elle finissait en garde à vue, raconte son avocate. Je n’ai jamais vu ça ! » On ne lui accorde plus qu’un droit de visite médiatisé, en présence d’un travailleur social.

 

« Je me suis sentie humiliée, dégradée. Y’a un moment, j’avais envie de mourir. »

 

La mère de famille ne s’y est jamais résolue. « Je ne vois pas l’intérêt de voir mes enfants 24 heures par an (à raison de deux visites d’une heure par mois). » Elle préférait envoyer des lettres chaque semaine, des colis avec des cadeaux. « Il y en a eu énormément, je tiens à le dire. Ça remplissait mon garage », souffle le père.

 

Elle serait venue plusieurs fois à l’école des enfants ou au domicile de son ex-époux pour les apercevoir dans le jardin, ou leur offrir des pistolets à eau. Cette dernière scène a viré à la violente dispute. Une plainte pour harcèlement moral a suivi. « Mon rôle est quand même de suivre les enfants dans leur éducation. »

 

Un jour, les policiers débarquent à son domicile. Elle brandit une brosse de toilettes dans leur direction. L’arrestation est musclée. Et une plainte pour rébellion s’ajoute sur la pile. « On vous met les menottes, on vous embarque, que vous soyez en nuisette, en culotte… Y’a un moment j’ai pété un plomb, reconnaît-elle. Je me suis sentie humiliée, dégradée. Y’a un moment j’en avais marre, j’avais envie de mourir. »

 

Son avocate fulmine. « Qu’est-ce qu’elle a fait de mal ? Est-ce qu’elle a battu ses enfants ? Est-ce qu’elle les a privés de nourriture ? Non ! (…) Un délit d’amour, c’est ça que vous lui reprochez ? » Elle dénonce « un harcèlement judiciaire ».

 

La plaidoirie fait mouche : le tribunal la relaxe du harcèlement. La mère ne ressort de la salle d’audience qu’avec une amende de 500 euros pour rébellion.

 

 

CONTACTEZ-NOUS  DROIT PENAL

 

 

Retour aux actualités
Contact
Une question,
un besoin ?
Le secrétariat est joignable du lundi au vendredi. Premier échange pour faire le point sur votre situation.
Adresse
2 Rue du Priez
59000 Lille
Horaires

Du lundi au vendredi de 08 h 30 à 12 h 30 et de 14 h 00 à 19 h 00.

Accès
Face au Tribunal judiciaire de Lille
UP
webcallback ME RAPPELER